Newsletter #002
FEMININITY
Femininity seems like such a beautiful gift, an organic way of being. Hypnotic, seductive, powerfully sweet. Medusa, Helen of Troy, Cleopatra, among so many other queens from different eras... They all mastered the skill of being a woman, turning it into a means to an end. Shaping their mind and body to obtain what was rightfully theirs.
It took me years of living to finally understand the weight and power of my femininity, and I'm still learning. For the March issue of After The Feeling, I decided to explore this concept, next to fertility and motherhood – always through prose and poetry. I hope these words make you feel seen, women like men.
Realising the greatness of this world,
Losing myself on planet Earth and its lands;
I thought I had it all under control.
Until I began picking up broken pieces.
Yours, mine. Did we meet then?
When the weight of your existence turned into a burden of uncertainty?
Boss bitches, failed mothers, fucked up sisters, mean aunts, jealous cousins and fake girlfriends, here is your calling: owning your feelings and taking responsibility in not projecting these insecurities. Sisterhood or distorted girlhood, women have it in them to be empathetic, loving and selfless. The perspective only of what's been historically neglected – if you don't mind me saying – Reduced to dust. now a pretence, nothing else.
By that I mean, solo playing, false supporting, without forgetting brutal betraying. Current society has shaped monsters dressed in pretty sensual attire. Girls, women, live swearing by violence. If not physical, the emotional kind.
Entering your veins, grabbing all sense of self
To crush it without regrets.
Is this the new femininity?
Forging hatred for the female sex
Through unattended check-ins with herself?
"Sculpting the Senses" by Iris Van Herpen
LA FÉMINITÉ
La féminité paraît être ce cadeau magnifique, une façon de vivre si organique. Hypnotique, séductrice, d'une tendresse envoûtante. Méduse, Hélène de Troie, Cléopâtre, parmi tant d'autres reines à différents siècles... Toutes ont su maîtriser l'art d'être une femme, y puisant le pouvoir d'obtenir ce qui leur revenait de droit. Manipulant corps et âmes.
Il m'a fallu des années d'existence avant de comprendre le poids et le pouvoir de ma féminité, et j'y suis encore. Pour cette édition de mars d'After The Feeling, j'ai voulu explorer ce concept, en plus de la fertilité et de l'instinct maternel – toujours en prose et poésie. J'espère que ces mots serviront de baume sur vos maux d'hommes et de femmes.
À finalement prendre conscience de la grandeur du monde,
Perdue dans les contrées de cette planète Terre;
Je croyais tout maîtriser.
Jusqu'à ce que je commence à ramasser les pots cassés.
Les tiens, les miens.
Nous sommes-nous réalisés à ce moment-là ?
Alors que le poids de ton existence devint le boulet de l'incertitude même ?
Boss bitches, mères ratées, sœurs dérangées, tantes aigries, cousines jalouses et prétendues amies, voici pour vous : assumez vos sentiments, ne faites pas porter votre croix à celles qui ne le méritent pas. Sororité ou enfance déformée, les femmes portent en elles la capacité de donner, d'aimer et de s'oublier. La négligence historique d'une perspective arrangée – ne m'en voulez pas de l'affirmer sans artifices. Réduite à néant. Une simple prétention, rien d'autre. Rien de grand.
Ici, ce que j'entends, c'est la victoire solo, un mirage de soutien, sans oublier la trahison brutale. La société telle que nous la connaissons a créé des monstres déguisés de vêtements bien séduisants. Les filles comme les femmes vivent désormais la vie de ces hommes enviés et tant détestés, ne jurant que par la violence. Si ce n'est physiquement, celle qui détruit émotionnellement.
S'imposer dans tes veines, aggripant un semblant d'être
Pour l'éclater sans regret.
C’est ça, la nouvelle féminité ?
Cultiver une haine du sexe opposé
Car trop peu de vérités avec son soi maltraité ?