Newsletter #001: Love Through Poetry and Prose

LOVE

If you've been by my side for some time, you've probably realised how much I gravitate towards the concept of love – and that I write about it a lot. So, here's a mini essay, improvised mainly, by yours truly – since a very commercial day (sadly) is around the corner, I thought it was good timing to reframe it without any arrogance but for the love its tragic beauty.

He, who believes this feeling owes to all and many.

She, who expects but agony to feel it truly.

You, who wished for it to paint the picture-perfect family.

We, who dream of it like in the movies.

I, who experienced its darker sides with the most ecstasy.

I claim no authority but hereby attempt to revive its raw and unapologetic brutality. Love knows no symmetry, or apocalypse. Love builds as much as it kills; its home welcomes all. Coliseum of lost and wandering souls. Some of us cowardly manipulate it to win. Others shower themselves with so much of it that it turns into poison – for no valid reason.

How can we expect to receive gifts for the sake of it, when experiencing love sits at the highest reach. Showing appreciation for existence itself, that's what love seems to me. The never-ending chaos harmonising at times into a coherent melody. The violence, the pain, the aches. From me to myself, wounded. Thrown at you, delegating my responsibility.

Love is oh so f* complicated!

Sometimes I wish to escape and never feel again – because it sucks to crave more and more of it. Only to keep it to myself, greedily. And once it's gone...

Its absence echoes through flesh and bones. It ripples onto thoughts, back and forth, until the eye can't find light and the heart dissolves, empty like it had never been alive.

As pure as it can be, love rules politics, money, all things materialistic, and many corrupted spirits. Too often, it gets turned into a weapon rather than serving as a band-aid. Blood always seems to stand centre-staged.

With longing comes loss – a never-ending and devilish waltz between wants and needs. Communally or individually, its tragedy lies in the pleasure we will always experience from it.

 

L’AMOUR

Si vous me connaissez depuis quelques temps, vous savez combien mon univers gravite autour du concept de l'amour – sujet sur lequel j'écris beaucoup. Je vous offre ici une petite lecture sur ce thème, improvisée par mes soins. À l'approche d'un jour pour le moins (et douloureusement) commercial, je trouvais pertinent de le recadrer, sans prétention, mais par amour de sa beauté tragique.

Lui, Qui croit ce sentiment dû à tous et sans prix.

Elle, Qui n'attend de lui qu'agonie pour en ressentir l'absolu.

Toi, Qui vois en lui le portrait de la famille parfaite.

Nous, Qui en avions rêvé comme dans les films.

Moi, Qui ai vécu sa noirceur avec tant d'extasie.

Parce que tout a été dit ou presque rien sur ce sentiment aux significations infinies. Rempli de tout mais récipient du néant tout autant, l'amour tue comme il fait vivre. Imposé ou désiré, il révulse comme il enivre. Déchaîne les passions ou rend violent.

L'amour s'infiltre même en politique, dans le coffre-fort d'autrui, sous le matelas comme au-dessus. Il influence les pires mutineries, de l'amant à sa muse, jusqu’aux membres d’une même famille.

L'amour se chuchote comme il se hurle, quitte à finir en hôpital psychiatrique, façon Girl Interrupted, affabulé de ce qu'on aurait pas dû dire.

Parvenir à le partager avec autrui, c'est jouir d'une vie enrichie. Le jalouser, s'enfermer dans une prison dorée – celle des hypothèses où le conditionnel finit par régner. L'amour a ses saisons ; il navigue un océan capricieux et laisse croire aux marins qui parcourent ses eaux tumultueuses qu'ils demeurent maîtres en ses lieux.

Une ruse si belle qu'elle en devient obsessionnelle.

Qu'on vive sans ou avec, échapper à ses tentacules relève de l'irréel – parce que l'amour, c'est ne jamais cesser d'apprendre et dénicher dans les maux de l'Autre des trésors sans coïncidence. Et puis quand tout est fini, que l'amour fait ses valises...

La chair comme les os pleurent à leur tour, de la souffrance et du vide qu'il aura laissés derrière lui. L'effroi de se retrouver seul dans ses imperfections, démuni, sans protection. Et puis repartir pour une danse, toujours, malgré la tragédie, parce que l'amour finalement, c'est l'enthousiasme d'une vie.

 
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