Newsletter #007: Impermanence

Waiting For The Rain

Waiting for the rain to soothe this burning pain.

Not only has my flesh dried out under the scorching sun from Hell; my voice now sounds muted as well. A vague echo that barely ripples across your ears and screens. I reassure myself that others might experience the same feeling. I wonder if the heatwaves took it away, or if the weight of living increased each day, pressing so hard that nothing can come out of me now.

A pain to be blamed for all the rain.

By wishing the return of the rain so intensely, I think I might become it, enveloping myself with all its melancholy. A mood, a deficiency. Imagining the wet feeling in my bones, looking forward to fall. No need to throw anger and shade at the activists, AI or the wolves of capitalism; we are all guilty. Guilty of never finding the satisfaction to enjoy each season in its entirety. The present.

I wish for life to rain on me again.

Because now that it is gone, I am all alone. This fire killed my flame – a contradiction worth noting. Damned if it burns, damned if it rains. The shelter we are all craving has now become a mirage, an ontology. A distant memory – such are empathy and individuality.

Let me hear your raining melody.

Drops rustling on the windows of my soul, I have many, indeed. So do you, dear. All this to say and paint how lost we are in this metropolitan desert, where angels turn into devils, and existence relies on avoiding touch in interactions.

This arid landscape seems to be mirroring the state of a world where trust died many moons ago, where an eclipse brings us together, risking our sight for the 'gram. May the darkness find its way out soon enough.

I do not want to enter this desert again.

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©FTRLA

 
 

Attendre la pluie

Attendre la pluie pour guérir cette brûlure.

Ce n'est pas seulement ma chair qui se sera calcinée sous ce soleil d'enfer ; ma voix sonne désormais muette. Un vague écho ricochant au travers de vos oreilles et écrans. Je tente de me rassurer en espérant cette peine partagée. À se demander si les canicules l'ont emportée, ou si le poids d'exister ne cesse d'augmenter jour après jour, pesant si lourd que je ne peux plus rien extraire du moi.

Une douleur à blâmer pour la pluie.

À trop vouloir le retour de la pluie, je pense la devenir. Je m'enveloppe de sa mélancolie. Une humeur, une déficience. L'idée de mes os mouillés, tombant dans les bras de l'automne. Pas besoin de rejeter avec colère les activistes, l'IA ou les loups de Wall Street. Nous sommes tous coupables. Coupables de ne jamais trouver cette satisfaction, d'apprécier chaque saison pour ce qu'elle est. Le présent.

Je souhaite baigner dans le ruisseau qu'est la vie.

Parce qu'une fois asséchée, me voilà abandonnée. Ce feu aura étouffé ma flamme – une contradiction qui vaut la peine de noter. Condamné si le ciel brûle, condamné si le ciel pleure. Ce refuge qui nous hypnotise tant n'est devenu qu'un mirage, une ontologie. Un distant souvenir – telles que l'empathie et l'individualité.

Laisse-moi entendre ta pluvieuse mélodie.

Tes gouttes ruisselantes sur les fenêtres de mon âme – j'en ai plusieurs, oui. Toi aussi, d'ailleurs. Tout cela pour dire et peindre à quel point nous nous sommes égarés dans cette désertique métropole où la confiance périt il y a bien longtemps. Un monde où l'éclipse nous rassemble au prix de notre vue pour la gloire du 'gram. Puisse l'obscurité s'évanouir plus vite que jamais. Je ne tiens pas à y retourner, dans ce désert aride.

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Newsletter #006: Belonging